GALERIE NATHANAELLE NEFFE ATELIER DE GRAVURE & LITHOGRAPHIE 14600 HONFLEUR France

 

 

HONFLEUR SOUVENIRS ET REVERIES

         

        notes sur les

        VOITURES HIPPOMOBILES

         

        Les Harnais dont on garnissait jadis les chevaux avec lesquels on courait la poste -messageries universitaires, coches, Messageries Royales et privées, malles-postes... -, ont servi de modèles pour les harnais de poste en usage actuellement. Ils se faisaient aussi simples que possible, et les proportions des différentes pièces en étaient calculées de façon qu'on put les mettre indistinctement sur de gros percherons très doublés ou sur des chevaux plus minces, de taille bien inférieure (1). L'attelage de poste se voudrait par définition conduit par un postillon (à cheval - jusqu'à la Restauration sur les voitures publiques -). Suivant les Écoles les chevaux seront menés en guides (depuis la voiture) ou conduits par un ou plusieurs postillons (à cheval) voir avec cocher et postillon, toutes les combinaisons sont possibles.

         

        ATTELAGES EN POSTE – SECONDE PARTIE DU XIXe SIÈCLE – On attelait en poste les voitures suivantes dans la Maison de l'Empereur Napoléon III

        Les Broughams;

        Les Coupés dits de poste; Les Dorsays; La Coureuse; Les Landaus à pincettes dits de poste (à caisse cannée) Les Grands Landaus de poste et de d'Aumont;

        Les Grandes Calèches;VOURCE

        Les Woursts - Vource, Wurch, Wourch Wourche... de Russie et Pologne. - Le Wourst était une voiture fort légère, inventée en Allemagne - wurst, saucisse - et servant à aller à des rendez-vous de chasse. Elle était composée - à l'origine - d'un train très étroit à longue flèche munie d'arcs de fer. Au-dessus de cette flèche était suspendu un siège de sept à huit pieds de longueur porté par des courroies-soupentes allant de l'avant à l'arrière-train et de chaque côté courait un marchepied placé plus bas que la flèche. « Chacun s'asseyoit dessus l'un devant l'autre, jambe de çà, jambe de là. » (F.A. de Garsault, Le traité des voitures, 1755) Il y avait devant un siège pour le cocher et derrière une sorte de caisse de cabriolet munie souvent d'une capote et où deux dames pouvaient prendre place, l'une à droite, l'autre à gauche -. (Ill) Vource d'après Chopart in Carrosses et Voitures, vol. 1 -Bibliothèque nationale. - Les vources du milieu et de la fin du XIXe siècle sont des voitures découvrables et entièrement modulables.

        Les Chars-à-bancs;

        Les Breaks;

        Et les Omnibus.

        La Coureuse marchait toujours à quatre chevaux. Les Grandes Calèches et les Landaus avaient aussi quatre chevaux quand on allait loin, et servaient également pour les voyages ainsi que les Coupés de poste et les Dorsays. Mais, pour les petites excursions, on attelait les Landaus à deux chevaux (en « demi-poste » montée), avec un seul valet de pied derrière.

         

        On plaçait pour les voyages

        Sur les Calèches : Soit simplement un nécessaire dans le coffre de devant. Soit une malle devant, à la place du siège, une petite valise sur la malle et deux cantines sur les ailes. Soit un nécessaire dans le coffre de devant, une petite valise sur le coffre et deux cantines sur les ailes. Soit un nécessaire dans le coffre de devant, une petite vache sur ce coffre, un nécessaire dans le coffre de derrière et deux cantines sur les ailes.

        Sur les Landaus : Un nécessaire dans le coffre de devant. Sur la Coureuse : Un nécessaire dans le coffre de devant et deux petits nécessaires de parcloses (en supprimant le double fond de la caisse). Sur les Dorsays : Deux vaches, une malle de coquille, une vache sur le coffre de devant, un nécessaire de derrière, un petit nécessaire de parclose, et deux étuis à chapeaux derrière.

        Les Broughams s'attelaient à deux chevaux (en selle ou en guides) et marchaient pour les petits déplacements. Il en était de même des Coupés dits de poste qui étaient cependant pourvus de tous les accessoires de voyage.

        Les Woursts, en demi-poste montée ou en guides, et les Chars-à-bancs, avec deux postillons et quatre chevaux, servaient pour la chasse ou les excursions, quand la Cour était à Compiègne, par exemple.

        On mettait souvent au Char-à-bancs à douze places six chevaux menés par deux postillons montés, l'un sur le porteur de la paire de devant, et le second sur celui du timon.

        Les Breaks et les Omnibus n'étaient guère employés qu'au transport des serviteurs. Mais les Breaks pouvaient, en cas de besoin recevoir comme accessoires, trois ou quatre nécessaires d'intérieur, un nécessaire de derrière, deux vaches et un veau (au siège de derrière) .../.

        Il y avait encore, aux écuries impériales, quelques grosses et lourdes voitures de service , telles que : les Caravanes, destinées à porter les caisses à bagages des officiers de la Maison de l'Empereur à l'armée, par exemple; les Pourvoyeuses, affectées exclusivement au service de la bouche. Et les Fourgons divisés en deux compartiments -. l'un, sur le devant, sorte de coupé où prenaient place des serviteurs, et l'autre, derrière où l'on mettait des bagages. Les Fourgons avaient pour accessoires : des nécessaires d'intérieur, des nécessaires de parcloses et des vaches.

        Les chevaux de poste doivent être bien roulés, près de terre, bien ouverts, d'une taille variant entre 1m,52 et 1m,63 environ; ils doivent avoir du type, des mouvements faciles et libres, dés actions hautes, du train et surtout du fond. Quant aux attelages destinés à traîner les lourdes voitures accessoires du service de poste, telles que les Fourgons, les Caravanes et les Pourvoyeuses, il faut qu'ils soient très forts, grands, et marchent vite; mais ils n'ont pas besoin d'avoir la distinction des autres .../.

        Dans une Maison régnante, une voiture attelée en poste à quatre chevaux est habituellement précédée d'un courrier à cheval, marchant à quelque distance en avant de la première paire, et suivie de deux Éclaireurs. Ces éclaireurs sont des postillons montés sur des chevaux prêts à prendre place dans l'attelage en cas d'accident. Ils sont aux ordres des maîtres et aussi du courrier, qui les envoie au besoin en avant, au galop, pour le renseigner sur la route, pour « l'éclairer », en un mot .../.

         

        VOITURES ATTELÉES A LA D'AUMONT (d'après Louis d'Aumont 1809-1888 duc d'Aumont et de Villequier 1849) - sans volée, conduits par deux postillons -. Les voitures qu'on attelle à la d'Aumont sont :

        Le Grand Duc, sans siège ni coffre devant, avec deux valets de pied assis derrière sur l'unique siège - Le musée de la voiture de Compiègne conserve un phaéton Grand Duc, voiture de la Présidence de la République, produit par Mulhbacher à la fin du XIXe siècle. -;

        La Victoria-Grand Duc, sans coffre devant et à deux sièges, celui de devant mobile, avec deux valets de pied assis derrière. Cette voiture est la même que la précédente avec cette seule différence qu'elle a un siège de devant qui s'enlève quand on l'attelle à la d'Aumont. En un mot, c'est un Grand Duc qui se transforme à volonté en Victoria en y ajoutant un siège sur le devant;

        Le Grand Landau de poste et de d'Aumont, à deux sièges, celui de devant mobile, sur coffres, avec deux valets de pied assis derrière. Le siège de devant se démonte et s'enlève pour l'attelage à la d'Aumont;

        La Grande Calèche de ville et de d'Aumont, à deux sièges, celui de devant mobile, sur coffres, avec deux valets de pied assis derrière. Pour l'attelage à la d'Aumont, le siège de devant se démonte et s'enlève.

        Les chevaux des attelages à la d'Aumont doivent être grands (1m,66 ou lm,67 pour ceux de timon, et 1m,63 ou 1m,64 pour ceux de devant) et construits en chevaux de sang, avec de longues lignes et de la distinction. Une d'Aumont n'étant qu'une élégante poste anglaise destinée à aller vite et loin, il est encore plus nécessaire que leur allure soit bien franche et étendue que relevée et soutenue. Si, dans une paire, un des animaux est plus grand que l'autre, il est préférable de le mettre en sous-main. Autrefois, l'unique ruisseau étant au milieu des rues, on plaçait le plus petit cheval sous la main, parce qu'on marche le plus souvent sur le côté dans une ville où l'on doit sans cesse prendre la droite (depuis 1793, Ord de 1851) et pour se garer. Mais, aujourd'hui, les ruisseaux sont près des trottoirs; le sous-main marche donc habituellement sur un terrain plus bas que le porteur, ce qui a conduit à mettre le plus grand animal à droite. Les chevaux des garçons d'attelage doivent être pareils à ceux qui sont dans les traits, puisqu'ils sont destinés à prendre leur place en cas d'accident. Quant aux chevaux des piqueurs, ils doivent être du même modèle que ceux des voitures qu'ils précèdent, mais d'un type plus distingué ; avoir de belles actions, une jolie tête bien placée et un très bon port de queue. Il faut qu'ils fassent tableau .../. Chez les particuliers, on fait souvent monter sur ce siège un seul valet de pied et le piqueur en livrée de cocher .../. D'après : L'ART DE CONDUIRE ET D'ATTELER Autrefois-Aujourd'hui par Le Général Baron FAVEROT DE KERBRECH. Librairie R. Chapelot & Cie. 30, rue Dauphine, Paris. 1903. Première réimpression de l'édition de Paris - 1974 - tirage N° 846. Frankelve Paris - LIVRE CINQUIÈME L'EQUIPAGE, ses traditions et ses règles pg 429 à 445. (1) pg 388

         

         

        VOITURES À PINCETTES ET AUTRES D'UN USAGE JOURNALIER - VOITURES A HUIT RESSORTS VOITURES ATTELÉES A DEUX CHEVAUX EN GUIDES - SECONDE PARTIE DU XIXe SIÈCLE. LES MESSAGERIES, LES MALLES-POSTES - COLLECTIONS HARAS NATIONAUX

 

 L'ÉCOLE DE HONFLEUR, LE CERCLE ARTISTIQUE DE SAINT-SIMÉON - BIBLIOGRAPHIE

HISTOIRE ET REPRESENTATION DE LA VILLÉGIATURE EN NORMANDIE - SOMMAIRE