GALERIE NATHANAELLE NEFFE ATELIER DE GRAVURE & LITHOGRAPHIE 14600 HONFLEUR France

 

 

HONFLEUR SOUVENIRS ET REVERIES

         

        notes sur les

        MESSAGERIES HIPPOMOBILES

         

ATTELAGE EN TANDEM ROUTE HONFLEUR TROUVILLLE

Eugène Boudin La route de Trouville près du Butin , titre actuel, vers 1860/1863. détails. Hst 57x83cm sbd. Musée Eugène Boudin Honfleur.

     

     

    1831 - Le terme « découverte » n'est pas exagéré, car il fallait à l'époque trois heures par la route ou deux heures par voie de mer pour franchir les quatorze kilomètres qui séparent Honfleur de Trouville .../. J-S Klein pg 31

    GARNERAY le  VAPEUR c1832 COL PART

    d'après Louis Garneray, le vapeur c1832

 

PETITE MESSAGERIE 

     

    C'est en 1775 que les Messageries Royales s'établirent rue Notre-Dame-des-Victoires - Paris -. Ce service fut organisé par Turgot - Anne Robert Jacques Turgot, baron de Laulne (1727-1781) -, qui en forma, sous la direction de l'État, une entreprise générale dont les voitures furent, pour cette raison, appelées des Turgotines. En l'an VI - 1798/99 -, le monopole fut supprimé et l'émulation produisit bientôt, entre des diverses sociétés, une concurrence salutaire. En 1818, parurent les grandes Diligences jaunes de la rue Notre-Dame-des-Victoires, qui offrirent aux voyageurs de toute condition

Petite Messagerie, 1855.

Contenant dans l'intérieur - milieu - un magasin incompressible, servant à placer les malles des voyageurs. Pour éviter que les malles soient ouvertes à tous les bureaux de douane, ce même magasin est plombé au premier bureau, et déplombé au dernier .../. Les voyageurs ne sont placés que dans le coupé - devant - et dans la rotonde - derrière -; l'intérieur est exclusivement réservé aux effets et aux marchandises des voyageurs. Petit Courrier, comprenant la banquette où est placé le conducteur avec trois voyageurs, le magasin à marchandises et l' impériale servant aussi à placer des marchandises..

 

PETIT COURRIER

Petit Courrier, 1855.

GRANDE MESSAGERIE

    et de toute fortune, des voitures de transport plus élégantes et plus commodes que celles qui les avaient précédées. Elles rayonnèrent de Paris sur toute la superficie de la France. Ces messageries ont duré tant que les chemins de fer ne les ont pas rendues inutiles .../.

    L'ART DE CONDUIRE ET D'ATTELER Autrefois-Aujourd'hui par Le Général Baron FAVEROT DE KERBRECH. Librairie R. Chapelot & Cie. 30, rue Dauphine, Paris. 1903. Première réimpression de l'édition de Paris - 1974 - tirage N° 846. Frankelve Paris - VOITURES PUBLIQUES - pg 93.

 

Grande Messagerie, 1855.

.../. capote, sous laquelle se place le conducteur avec trois voyageurs .../. Magasin servant à placer les marchandises..../. les trois pièces occupées par les voyageurs : celle du devant se nomme le coupé; celle du milieu, l'intérieur celle du derrière, la rotonde. Montant perpendiculaire où sont assemblés les traverses et les panneaux qui divisent la messagerie en trois compartiments. Extraits du Parfait Carrossier par Louis Berthaux. Chez l'auteur, graveur-éditeur. Dijon, rue du Champ-de-Mars, n°1. 1855. Col part.

 

GRANDE MESSAGERIE PLANCHE 2

Quant à l'Administration des Postes, elle était, jusqu'en 1790, régie par les Fermiers généraux. Elle n'employait alors que 27 courriers, auxquels elle donnait mille livres par an, à charge de se fournir et entretenir de voitures. Aussi ces voitures étaient-elles de simples charrettes ouvertes, dans lesquelles on plaçait une « Malle », d'où le nom qui leur a été donné. En 1791, l'Assemblée législative décréta l'établissement d'un service de Postes sur toutes les routes. Il fallut construire pour cela 120 voitures. Elles étaient d'une forme singulière. Elles consistaient en un énorme panier d'osier assez profond, surmonté de cerceaux en bois et d'une grosse bâche en cuir. Il y avait dans l'intérieur deux ou trois banquettes suspendues sur des courroies. Le tout était placé entre des brancards, porté par deux énormes roues, et traîné par un gros limonier, un cheval en galère - renfort -, et un troisième cheval, le porteur, sur lequel était le postillon classique. Aux relais, pour faire sortir le limonier des brancards, on soulevait le devant de la voiture, et les voyageurs roulaient quelquefois en arrière les un sur les

 

autres, d'où est venu le nom de « Panier à salade » qui est resté à ces charrettes légendaires (1). A ces véhicules bizarres succédèrent, sous la Restauration, les élégantes mais lourdes « Malles-Postes » jaunes, à trois places dans l'intérieur et une quatrième dans le compartiment du courrier abrité par une capote de cabriolet. Sous Louis-Philippe, le service de la Poste fut fait par des voitures couleur puce, qui étaient au nombre de vingt-cinq Berlines et de quatre cents Briskas. Ajoutons enfin que depuis la Restauration les voitures de la Poste et les Diligences étaient conduites « en guides », par des postillons assis sur un siège élevé d'où ils dominaient leurs chevaux .../.

L'ART DE CONDUIRE ET D'ATTELER Autrefois - Aujourd'hui par Le Général Baron FAVEROT DE KERBRECH. Librairie R. Chapelot & Cie. 30, rue Dauphine, Paris. 1903. Première réimpression de l'édition de Paris - 1974 - tirage N° 846. Frankelve Paris

VOITURES PUBLIQUES. pages 93, 94 et 95.

 

MESSAGERIES ROYALES ROUEN LE HAVRE

Voiture des Messageries Royales, Rouen - le Havre. Avant 1798/99. D'après Loeillot, col. part.

 

 

 

 

Briska d'après Ramée   

 

carte des routes de postes 1632 

Carte des routes de postes 1632

Dessinée par Nicolas Sanson

Gravée par Melchior Tavernier

Musée de La Poste de Paris

 

.../. J'ai recherché quelles étaient les étapes journalières d'un cheval de diligence. Les voici : Les voitures publiques de Glasgow à Paisley étaient attelées de deux chevaux. Elles parcouraient leur demi-étape (13 kilomètres) en une heure. Les chevaux faisaient donc 26 kilomètres par jour. C'était là leur travail minimum, car plus d'un doublait l'étape le jour où il y avait beaucoup de monde. Dans ce cas, ils se reposaient un ou deux jours. Les jeunes chevaux ne faisaient que la demi-étape qu'ils finissaient le lendemain. - Stewart, 1869. - .../. Mais, si le poids de la voiture augmente d'une façon anormale, la vitesse étant toujours la même, la durée du travail possible diminue beaucoup. Les chevaux d'omnibus ne peuvent guère parcourir plus de 16 à 17

 

 

kilomètres par jour, avec une vitesse moyenne de 9 à 12 kilomètres à l'heure, et une charge de 1,600 à 1,900 kilos, sans compter le poids des omnibus, qu'il faut ajouter. - Lavallard. -. Ces mêmes chevaux pourraient, au contraire, travailler au pas 8 à 10 heures par jour. D'où cette loi : la durée du travail est inverse de la vitesse déployée par l'animal. Si la vitesse des anciennes malles-poste était de 12 kilomètres à l'heure, la vitesse des chevaux de roulage pour 30 kilomètres d'étape était de 4 kilomètres à l'heure .../. CTE de Comminges iDressage et Menage; Editions Elbé 213bis, boulevard Saint-Germain, Paris 7. - 1897. - réédition 1979 tirage n°1736. pg 7 et 8. Illustration hors texte : L'arrivée d'une voiture des messageries à Honfleur, 1832 par Jean-Auguste Gagnery. MEB, Honfleur. Détail ci-dessous

 

        GRAND BUREAU ARRIVEE MESSAGERIES A HONFLEUR

        > Turner 1832 Harfleur / Lillebonne, la voiture des Messageries. Tate > Louis BOILLY 1803 L'ARRIVÉE D'UNE DILIGENCE DANS LA COUR DES MESSAGERIES RUE NOTRE DAME DES VICTOIRES A PARIS Louvre.

        * Daniel Ramée (1806-1887) La locomotion, 1856. (1) Malles-poste, Convention. Musée de La Poste.

        VOITURE DU SERVICE DE DILIGENCE DE LYONLes coches : Sous Louis XV, le Coche était la voiture publique .../. On. y attelait depuis deux jusqu'à six ou huit chevaux dans les mauvais chemins. .../.. Le Coche qui faisait le service de Paris à Lyon était composé d'une caisse mesurant sept pieds de longueur sur cinq de largeur à la ceinture, éclairée par des fenêtres étroites sur chaque face et suspendue sur un train. .../. Comme tous ceux de cette époque, il était à huit places : on était assis au pourtour sur les deux sièges des fonds ainsi que sur ceux des côtés qui se levaient à l'endroit des portières. Ce Coche avait reçu le nom de Diligence de Lyon en raison de la rapidité de sa marche .../. FAVEROT DE KERBRECH Ibid. pg 27et 28.

        La Gondole est d'origine française. C'était une grande voiture montée ordinairement sur un train de Berline et pouvant généralement contenir douze personnes assises au pourtour .../. Les jours ménagés dans les panneaux étaient remplis par des glaces. On faisait le pavillon de ces voitures fort bombé afin d'y pouvoir placer à l'intérieur des filets destinés à supporter les objets légers de chaque voyageur. Elles avaient des caves profondes où l'on déposait les paquets plus lourds et les provisions de bouche. Les Gondoles étaient surtout employées comme voitures publiques .../. Ibid. pg 28 et 29.

        La Chaise de poste - voiture à deux roues et une place - date de 1664 ou même seulement de 1679, d'après M. George Bastard .../. On mettait à la Chaise de poste deux ou trois chevaux. L'un était placé entre les brancards et supportait une partie du - le - poids de la voiture; le Porteur (du postillon) était attelé .../. à un palonnier .../. le troisième, quand on en mettait trois .../. tirait aussi sur un palonnier. On l'appelait le Bricolier .../. « Ensuite sont venues les Chaises à deux places, celles à l'italienne, ou soufflets, culs-de-singe, sabots, etc., et enfin Cabriolets et Diables de toutes formes - F.A. de Garsault, Le traité des voitures, 1755». Ibid. pg 29 et 30.

         

        * Le nom d'origine de cette grande routière autrichienne est Bristzschka, devenu : Briskie, Brisker, Briska, Britzka, Britchka. Une version améliorée se nomme Drosky, Driotzschka ou Droitzschka. D'après Sallie Walrond, Looking at carriages, 1980. Éditions Pelham Books Ltd. Londres.

        * Anne Robert Jacques Turgot, baron de Laulne. (1727-1781). En 1774 Louis XVI l'appelle au secrétariat d'État à la Marine, puis au contrôle général des Finances. .../. Il parvient à atténuer le déficit par une remise en ordre financière et de strictes économies. Il cherche à relancer l'agriculture et l'industrie par des mesures libérales, veut alourdir la participation fiscale des privilégiés et créer un équitable impôt foncier unique. Il est d'abord vainqueur de l'opposition suscitée par son édit sur la liberté du commerce des grains - 1774 -, que les monopoleurs rendaient responsable d'une disette, due en fait à une mauvaise récolte - soulèvement populaire dit guerre des Farines, 1775 -. En 1776, il supprime les corvées et les maîtrises et jurandes et crée une contribution unique sur tous les biens. Devant l'opposition du parlement, auquel se joignent tous ceux qui sont lésés par sa politique, Louis XVI disgracie Turgot, et tous ses édits sont alors abrogés - mai-octobre 1776 -. Larousse.

 

 

 L'ÉCOLE DE HONFLEUR, LE CERCLE ARTISTIQUE DE SAINT-SIMÉON - BIBLIOGRAPHIE

HISTOIRE ET REPRESENTATION DE LA VILLÉGIATURE EN NORMANDIE - SOMMAIRE