GALERIE NATHANAELLE NEFFE ATELIER DE GRAVURE & LITHOGRAPHIE 14600 HONFLEUR France

 

 

HONFLEUR SOUVENIRS ET REVERIES TURNER, HONFLEUR et l'ESTUAIRE de la SEINE

         

        Joseph Mallord William TURNER

        1775-1851. École anglaise. Peintre, dessinateur, aquarelliste et graveur à la manière noire.

         

        Admiré depuis le dix-neuvième siècle, il ne fut pas compris par ses contemporains. .../. c'est à partir de 1822/1823 que toute la production de Turner croquis, aquarelles et peintures, trouvera son homogénéité stylistique dans la nouvelle manière qui va caractériser son oeuvre pour la postérité. Jusqu'ici très beau peintre Anglais de tradition classique, devient l'éblouissant précurseur de tout le courant des peintres du plein air, de la lumière, des brumes de l'eau, de leurs reflets et leurs mirages .../. Jacques Busse in E.B./G. Le grand William Turner tant admiré par Géricault et ses amis, a visité la Normandie à quatre reprises entre 1821 et 1832, avant d'y revenir une dernière fois en 1845. J-S Klein pg 18. Entre 1827 et 1830 Turner prenait le bateau pour Dieppe et gagnait le Havre en voiture des messageries. Il a traversé en vapeur l'estuaire de la Seine du Havre à Honfleur. J Busse; Ibid. > Vapeur et voiliers Banc sur la Seine, un vapeur accostant Vapeur quittant un ponton Scène de rivière avec un bateau à vapeur Vapeur quittant un port sous une tempête de neige ... Tate. - fermer la fenêtre précédente avant d'ouvrir la suivante -.

        Joseph Turner naquit à Londres. Il était fils d’un Barbier. « Mon fils sera peintre », dit de bonne heure le barbier qui plaçait les oeuvres de l’enfant dans sa vitrine. Le père lui apprit à lire et ne parut pas penser qu’il lui en fallait plus. A neuf ans comme il était malade on l’envoya se rétablir à Brentford chez un Oncle boucher qui lui enseigna peut-être quelques rudiment ; à treize ans on le trouve brièvement écolier à Margate. Bref, Turner est un autodidacte, avec les enthousiasmes naïfs que cela comporte souvent. Ce romantique aura comme poète favori le premier des pré-romantiques, James Thomsom, qui dans un style bien classicisant et bien usé par rapport au contemporains de Turner, Wordsworth et Coleridge, célébrait la nature dans les saisons : une nature divine et sage jusque dans ses déchaînements.

        Sa grande école, ce fut Londres avec ses banlieues et la mer proche de Margate. Comme un vrai gamin des rues, il est précoce. Il n’a pas neuf ans qu’il a déjà dessiné L'Église de Margate. Il n’a pas treize ans qu’il a déjà exécuté deux aquarelles déjà habiles. Au même âge il va apprendre la perspective chez le topographe Malton ; on le trouve, quelques temps, chez Sandby, chez Reynolds aussi, il étudie même un peu l’architecture, mais de 1789 à 1793 il est étudiant à la Royal Academy.

        Dès 1791 il y a exposé deux aquarelles .La même année il fait son premier « tour ». Turner est doté d’un don exceptionnel : il possède un mémoire visuelle prodigieuse. Il peut voir une estampe dans une vitrine, rentrer chez lui, et en reproduire le détail et la couleur. Il se rappelle jusqu’aux impressions les plus fugitives de la lumière sur les choses. Une telle mémoire permet à l’artiste de combiner et de créer de tête.

        En 1793 le docteur Monro ; vit une de ses oeuvres et l’invita à travailler chez lui. Il y rencontre Girtin, le précieux camarade de ces jeune années qui, n’ayant que sept ans à vivre et comme il le savait, invente son style plus vite que Turner lui-même, avec des recherches de nuances dans la tonalité tandis que Turner cultive déjà selon son génie la violence dramatique des contrastes. La rencontre de l'aquarelliste Thomas Girtin contribuera tout autant que la connaissance des oeuvres de John Robert Cozens à l'évolution rapide du futur maître.

        Turner aborde l'huile en 1796, prenant pour modèles les paysagistes classiques, Claude Lorrain notamment > la Traversée du ruisseau, exposition de 1815. Tate. On tient son premier tableau à l’huile en 1796, les Pêcheurs en mer de la Tate Gallery. Mais les vertus de force du peintre de vingt et un ans sont plus perceptibles que les vertus de subtilité ; en 1797 le Clair de lune à Millbank, étude - Tate Gallery -, semble déjà au delà de Crome dans la large possession par la clarté de l’astre, regardé bien en face, du ciel et de l’eau. L’eau est allégée de presque tout détails, sauf un voile à droite et une masse sombre à gauche. C’est une œuvre d’une poésie sereine comme on en voudrait plus.

        La lumière est déjà une obsession pour Turner, il proclame la lumière, la fait jaillir, à partir de l’ombre. Il expose depuis sept ans, mais n’a que vint et un ans ; sa force sait s’imposer déjà. En 1802 il s’embarque pour Calais, il traverse la France, les Alpes. Sur le chemin du retour il s’arrête à Paris et passe des journées passionnées, au Louvre, à étudier, analyser, copier Ruisdael, Rembrandt, Titien, et avant tout Poussin : il découvre devant les Israélites récoltant la Manne « le système le plus grandiose de la lumière et de l’ombre ». Turner est fasciné par son système de couleurs « historique ou poétique » et commente : « la couleur recèle une force considérable pour définir les lignes et les formes, établir les proportions, éclairer le sujet » - le pouvoir de suggestion de Poussin le retient. Moins fasciné par Rubens, il reconnaît tout de même « qu’il jette ses couleurs comme des bouquets de fleurs »

        De retour en Angleterre il expose, en 1803, la première de ses toiles à avoir acquis la célébrité ;: il s’agit de la Jetée de Calais, pêcheurs français prenant la mer / Calais Pier, French Poissards preparing for SeaNational Gallery Londres -.

         

 

 L'ÉCOLE DE HONFLEUR, LE CERCLE ARTISTIQUE DE SAINT-SIMÉON - BIBLIOGRAPHIE

HISTOIRE ET REPRESENTATION DE LA VILLÉGIATURE EN NORMANDIE - SOMMAIRE