GALERIE NATHANAELLE NEFFE ATELIER DE GRAVURE & LITHOGRAPHIE 14600 HONFLEUR France
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HONFLEUR SOUVENIRS ET REVERIES Saint-Délis René Liénard de
" Au Lycée du Havre il était dans la même classe que Friesz, leur amitié devait durer toute leur vie .../. Il retrouva ensuite Friesz à l'École des Beaux-Arts de la ville, où ils étaient élèves de Charles Lhullier. Il y connut aussi Dufy, Braque, Lecourt et Copieux ..." Ils créent en 1905 le Cercle de l'Art Moderne destiné à promouvoir l'art, la musique et la poésie. De 1906 à 1916 il séjourna en Suisse; la plus part des oeuvres de l'époque furent détruites au Havre lors du bombardement de la ville en 1944. " Peu avant 1920, il quitta le Havre et s'installa définitivement à Honfleur, où il accomplit l'essentiel de son oeuvre, quelques portraits, quelques natures mortes, mais surtout des paysages de la côte, de la campagne et du port et une multitude d'aquarelles. Il est regrettable que la production de Suisse ait été presque entièrement détruite .../. La couleur y est vive et le dessin synthétisé en larges arabesques. La production de Honfleur est alerte et franche; le dessin en est volontairement sommaire. On pourrait comparer ce qu'il fut pour Honfleur à ce qu'un Mathieu Verdilhan fut pour la côte Marseillaise. Chez les deux, on retrouve l'écho assourdi du fauvisme..." Jean Fisher : Catalogue de l'Exposition Rétrospective Henri de Saint-Délis au Grenier à Sel d'Honfleur en 1965. " Henri de Saint-Délis est un ami de Friesz et Dufy Jeunes gens, ils franchissent l'estuaire et viennent se divertir à Honfleur. Saint-Délis suit un chemin modeste écarté des routes parisiennes de la gloire. Son dessin reste plus naïf mais sa peinture, où l'humour perce, est tout aussi éclatante que celle de ses amis. Qui sait mieux que lui évoquer les barques honfleurais à moustaches d'écume, les nuages pommelés - « ces nuages qui donnent de l'intérêt à une toile et l'empêchent de basculer en arrière par le haut » Henri de Saint-Délis, cité par J. Fisher -, les processions de communiantes, les fêtes, la plage de Honfleur. Grâce au généreux dons, Monsieur Georges Pitard, le Musée s'est enrichi, en 1987, de 28 peintures et aquarelles de Saint-Délis. " Anne-Marie Bergeret-Gourbin Conservateur du Musée Eugène Boudin. Dans l'atelier de Jean-Paul Laurens à l'Académie Julian en 1899, Henri de Saint-Délis fréquente les peintres américains, de l'école de Paris, à Montparnasse ; George-Charles Aid et Richard Emil Miller. Michael McCue - Paris and Tryon: George C. Aid and His Artistic Circles in France and North Carolina. Condar
Au Musée Eugène Boudin, parmi les 39 oeuvres conservées : Autoportrait vers 1910 - Honfleur, la caravelle en réparation - Honfleur, la plage et le phare de l'hôpital (Ill). Honfleur, la jetée en bois (Ill).
Henri de Saint-Délis a souvent représenté la plage située entre la jetée en bois et le phare de l'hôpital, avant la dernière guerre. Cette petite huile fait penser, par sa composition et ses couleurs, à une peintre de Dufy représentant le même sujet. Saint-Délis et Dufy étaient amis, depuis leur jeunesse au Havre. A-M. Bergeret-Gourbin in catalogue de l'exposition Un siècle de Bains de Mer p 178
Le peintre honfleurais Gervais Leterreux, donné comme le dernier élève de Saint-Délis est décédé en mai 2003. |
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Frère de Henri de Saint-Délis, il vécut à Étretat.
Les musées de Rouen conserve de lui " le port de Honfleur, 1905 " huile sur toile 65 x 81 Musée des Beaux-Arts - Esplanade Marcel-Duchamp.
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Henri de Saint-Délis et son marchand Jacques Hamon
Au nom du fils ".../ Henri de Saint-Délis, à l’exception des honfleurais qui aimait le voir peindre sur le motif et où l'ami Will le croqua à son insu, qui le connaissait ? Il est vrai qu'il n'avait accepté d'exposer en tout et pour tout qu'à trois ou quatre reprises : dont l'une en 1946, à Paris à la galerie Jacques Blot - est-ce là que le rencontra Jacques Hamon ? Il faudra attendre 1950 l'initiative de M. Saladin, alors conservateur du Musée de Peinture du Havre (il nourrissait une telle tendresse pour lui qu’il avait réalisé son buste pour le mieux approcher), Pour découvrir la première rétrospective de ses oeuvres. Dès lors, c'est Jacques Hamon qui mènera le bal du « maudit ». Et avec quelle fougue Cette fougue que lui avait communiquée Armand Drouant - qu'il considérait comme son père spirituel - et Emmanuel David - toute de passion dans la finesse du jugement. Et Jacques ne cesse de défendre les couleurs de son peintre. Il rencontre de nombreux amis qui ne le quitteront plus dans sa course à la vérité. Gabriel Reuillard, qui chante ses savantes et rigoureuses arabesques ; Jean Caillens, qui porte la bonne parole de salons en dons ; Bernard Esdras-Gosse qui, dans Études Normandes sous le titre « grand peintre méconnu parce qu'il ne se souciait pas d'être connu », lui consacre avec enthousiasme la première étude approfondie ; Noël Lecrecq, touché par la poésie de sa peinture ; René Vauclin, enfin, pour ne citer que les amis disparus au Parnasse réservé aux peintres, aux marchands de tableaux et aux critiques d'art. Bien sûr, il faut encore citer, à Honfleur, ceux qui croyaient en lui : Piaggi, Fischer, le père Bouyssou, la famille Braquehaye. Mais c'était Jacques que l'on retrouvait toujours au plus fort de cette mêlée fraternelle. Car je peux témoigner: quand il parlait d'Henri de Saint-Delis, se créait aussitôt une manière de communion à ce point qu'il était difficile de discerner si nous pensions comme à ou s'il était en train de penser pour nous. Ainsi, au soir d'une exposition, c'était en 1982, m'étais mis à écrire sur les trois époques que Jacques m'avait commentées: le Havre, la suisse, Honfleur. Tout coulait de source et j'avançais, comme dans un état second... : « Curieusement, on pourra se demander si ce n'est pas à la montagne, au pied des grandes ondes mouvantes sur les parois de glace .../. qu'il trouvera le rythme du flot fendu par la roue d'un chalutier, l'éblouissante redondance des arbres et leurs nuages déchirés d'écume .../. Qui sait, est-ce du haut des sommets qu'Henri de Saint-Delis a mesuré son estuaire ? » Sans doute Jacques m'avait-il soufflé tout cela... Et c'est encore à ses côtés, au nom du fils, que nous découvrons aujourd'hui ce premier ouvrage consacré à Saint-Delis : il a la force l'un testament désormais irréfutable. " Daniel Fleury in Jean-Pierre Hamon, expert du peintre*, HENRI DE SAINT-DELIS. GIROUETTE-créations; Paris. Galerie Jacques Hamon, Le Havre. novembre 1990 Expositions - rétrospective 1950 : Musée des Beaux-Arts du Havre ; à l'initiative de Monsieur Saladin, Conservateur du Musée. 1953 : Honfleur; Salon des Artistes honfleurais. 1954 : Galerie André Weil (Paris) ; du 2 au 31 juillet, sous la présidence de Madame René Coty. 1955 : Galerie de Seine (Londres) ; du 7 au 30 juin.* 1956 : Galerie Braquehaye (Honfleur) mars-avril. 1961 : Galerie André Maurice (Paris) du 20 janvier au 11 février.* 1962 : Galerie Edwin Bloomfield (Londres).* 1963 : Galerie Jacques Hamon (Le Havre). Galerie Armand Drouant (Paris) ; du 10 au 28 janvier.* 1965 : Salon des Artistes honfleurais ; du 25 juillet au 30 août. 1969 : Galerie Jacques Hamon; octobre. 1973 : Galerie Jacques Hamon ; du 4- août au 7 septembre. 1974 : Galerie Jouvene (Marseille).* 1982: Galerie Jacques Hamon ; du 13 mars au 9 avril. 1983 : Galerie Denise Valtat (Paris)*; avril-mai. 1985: Galerie Rollin (Rouen)* 1986: Galerie Jacques Hamon; du 5 décembre au 5 janvier. 1989 : Galerie Letailleur (Paris) ; du 20 avril au 27 mai.* * : en collaboration avec la Galerie Jacques Hamon : http://galerie.hamon.free.fr
Galerie Jacques Hamon - Jean-Pierre Hamon, expertise de tableaux: 44, place de l'hôtel de ville, 76600 le Havre France + 33 2.35.42.42.30
Voir également la galerie : Arthur Boudin - M. Luc Verdier - 6, place de l'Hôtel de Ville. 14600 Honfleur. France. Tél & fax : + 33 2 31.89.06.66
Illustrations : H. de Saint-Délis : autoportrait vers 1910. Musée Eugène Boudin Honfleur, la plage et le phare de l'hôpital. Musée Eugène Boudin hors texte : de ma fenêtre (Honfleur, Boulevard Charles V) 1921 huile sur toile 91x73cm. Galerie Jacques Hamon Le jardin de Gernez, aquarelle
Aid George-Charles (1872-1938) École Américaine. Peintre de portrait et aquafortiste. "Cet artiste étudia à l'école des Beaux-Arts, à Saint-Louis et à Paris, avec Jean-Paul Laurens et Benjamin Constant .../. Ses gravures sont très appréciées pour leur qualités de fermeté de technique et leur sentiment. Il devint membre de l'Association des artistes américains à Paris ..." E.B./G. "En France de 1899 à 1915, il a étudié à l'Académie Julian avec Charles Cottet et Lucien Simon. Henri de Saint-Délis et George-Charles Aid ont travaillé dans l'atelier de Jean-Paul Laurens à l'Académie Julian en 1899. Il à réalisé vers 1905 une eau-forte "Port d'Honfleur" (ill) qui figure au catalogue de l'exposition rétrospective qui lui a été consacrée en Octobre et Novembre 2002, à Tryon, dans les montagnes de la Caroline du nord, où il s'est installé, avec d'autres artistes formant une colonie, à son retour aux États-Unis." d'après Michael McCue Research & Writing on American Art.
Leterreux Gervais (1930-2003) Peintre paysagiste. Né à Honfleur, il connut Lachèvre et Gernez. Élève d'Henri de Saint-Délis il est donné comme l'un des derniers maîtres de l'école locale. Peintre paysagiste attaché à l'eau et à ses reflets, il a donné également des natures mortes et un portrait (église Sainte-Catherine) en 1983 de Pierre Berthelot ou Saint-Denis-de-la-Nativité. Membre fondateur de la Société des Artistes Honfleurais (dissoute en 2002). Il a reçu la médaille des Arts-Sciences-Lettres en 1976. Miller Richard Emil (1875-1943) Peintre impressionniste Américain, élève des Beaux-Arts à Saint-Louis (Montana) de Constant et de Laurens à Paris; tout en séjournant dans la colonie américaine à Giverny, il suivit le même parcours que son ami G. C. Aid . Il semble avoir subi l'influence de l'Art japonais. Membre du Salmagundi Club, de l'Association artistique américaine de Paris et du groupe des peintres américains de Paris, il fut nommé chevalier de la légion d'honneur en 1908. Richard Emil Miller avait aussi des attaches en Bretagne ; c'est à Saint-Jean-du-Doigt (Plougasnou) qu'il travailla de 1912 à 1914. > La COLONIE d'ARTISTES AMÉRICAINS à Giverny : le bassin. |
L'ÉCOLE DE HONFLEUR, LE CERCLE ARTISTIQUE DE SAINT-SIMÉON - BIBLIOGRAPHIE
HISTOIRE
ET REPRESENTATION DE LA VILLÉGIATURE EN NORMANDIE - SOMMAIRE