GALERIE NATHANAELLE NEFFE ATELIER DE GRAVURE & LITHOGRAPHIE 14600 HONFLEUR France
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HONFLEUR SOUVENIRS ET REVERIES
1824-1898 BIOGRAPHIE p. I - II
Léonard-Sébastien Boudin, marin, épouse Marie-Félicité Buffet à Honfleur en 1816 et donne naissance, rue Bourdet, à leur fils EUGÈNE le 12 juillet 1824. Installé au Havre, 51 Grand-Quai, en 1835, Léonard-Sébastien Boudin entre à la Compagnie Albrecht et travaille sur des bateaux assurant la liaison le Havre-Hambourg. Eugène, élève des frères des écoles chrétiennes du Havre, écrit son nom sur un cahier. d'après le catalogue de l'exposition E.B. 1992. 1836 - Eugène Boudin entre dans la vie active. Il y fait ses premiers pas comme commis chez l'imprimeur Joseph Morlent, place de la Comédie au Havre, puis chez le papetier Alphonse Lemasle, rue des Drapiers. ibidem. Léonard-Sébastien Boudin entre comme matelot sur Le Français, vapeur de la compagnie des bateaux de Honfleur assurant la liaison le Havre-Honfleur. Marie-Félicité Boudin sera employée sur Le Normandie, puis sur Le Seine, qui assurent la liaison Le Havre-Rouen. Elle entrera ensuite à la compagnie des bateaux de Honfleur. G. Jean-Aubry pg 11. 1844 - Eugène Boudin alors âgé de 20 ans s'associe avec Jean Acher, ancien contremaître du papetier Alphonse Lemasle. Ils fondent une papeterie, 18 rue de la Communauté. La papeterie est visitée par les artistes, Eugène Boudin dessine et montre ses premiers essais à Millet, alors au Havre. Jean-François Millet tente vainement de le dissuader d'en faire aussi ... Jean-Aubry pg 13.1846 réglera son destin ; il tire un mauvais numéro pour le service militaire et se retire de l'association avec Acher. L. Manoeuvre cat. expo. E.B. 92. juin 1847 - je n'ai même plus de quoi acheter du papier pour jeter quelques coups de pinceau. En novembre 1848 il suit les cours de l'école municipale de dessin du Havre. Jean-Aubry notes in cat. expo. E.B. 92 - Biographie par L. Manoeuvre. janvier 1850 - nous sommes convenus ensemble (Berthoud et Troyon) que j'irais chez Martin le marchand auquel il m'a recommandé, le prier de venir chercher vos plages pour les exposer dans sa boutique .../. Si vous faites des tableaux pour les marchands, faites les petits, le plus petit est le mieux .../. Je crois que les marines et les figures plairont plus que les paysages. 20 janvier : Je vois que vous avez presque perdu l'espoir d'obtenir une petite pension de la ville du Havre .../. Tachez d'obtenir du père Taylor (collectionneur Havrais) le plus de copies que vous pourrez, faites votre sac et venez me trouver .../. mon atelier est à votre service. Berthoud à Boudin, de Paris. J-A notes, ibidem. 19 septembre : la commission d'achat de la Société des amis des arts du Havre envoie une pétition au conseil municipal pour que celui-ci accorde, par mesure exceptionnelle, une bourse d'étude à Boudin. Le journaliste Alphonse Karr, les peintres Thomas Couture ; Je suis heureux de pouvoir certifier que M. Boudin est un artiste de talent et de grand avenir, et je félicite le Conseil municipal du Havre de vouloir bien aider un jeune homme qui sera un jour, j'en suis très certain, une des gloires de notre école moderne (Paris, 6 décembre 1850) et Constant Troyon interviennent auprès de la municipalité en sa faveur. D'après les propos tenus par Boudin lui-même, l'instigateur de ces démarches aurait été Alphonse Karr. Cet écrivain habitait, en effet, Sainte-Adresse depuis 1841. J-A pg 16. Décès d'Acher qui venait d'installer son nouveau magasin 99 rue de Paris. Madame Acher s'associe avec son frère ; la papeterie prend alors le nom de Gravier. Boudin continuera à se fournir en matériel, et à vendre des oeuvres, chez Mme Acher. C'est là qu'il rencontrera probablement Claude Monet (alors prénommé Oscar) en 1858. J-A pg 27. 6 février 1851 - Le conseil municipal du Havre lui accorde une bourse de 1 200 F par an, afin qu'il aille, pendant trois ans, étudier la peinture à Paris. F. Cohen in cat. expo. E.B. 92. 28 février : avec l'appui de Messieurs Troyon et Eugène Isabey, tous les ateliers vous seront ouverts. Lemarcis à Boudin. J-A notes, ibidem. Eugène Boudin part pour Paris, le 30 juin 1851 et s'installe : 26, rue Montholon (archives Musées Nationaux - in cat. expo. E.B. 92 - Bio. par L M.). le 24 juillet il s'inscrit au Louvre comme élève-copiste. Figure sur le registre avec pour prénom Émile et âge 25 ans. La mention maître : Louis Rochet (1813-1878), la signature, et les tableaux copiés, ne permettent pas de douter de son identité véritable (archives Musées Nationaux, ibidem.). Ce qui me rend le séjour un peu plus doux, c'est l'amitié de Berthoud et de Lemarcis. à son frère Louis le 26 juillet - Ces lettres m'avaient été communiquées, puis léguées par leur destinataire. M. Louis Boudin, dont l'affectueuse amabilité et l'exceptionnelle mémoire pour tout ce qui touche la vie du Havre - J-A in J-A -. Le 18 mars 1852 il entreprend la copie de La Prairie de Paullus Potter - (1625-1654) École Hollandaise -, au Louvre (arch. Musées Nationaux, musée Le Havre, S 23 - in cat. expo. E.B. 92 - Bio. par L M). A propos de votre paresse, je dois vous dire qu'elle pourra vous coûter votre pension. La cabale Ochard s'agite ferme. (lettre de Valls, collectionneur havrais, le 3 avril). J-A notes, ibidem. 8 juin : Je vois avec plaisir que l'on a été satisfait de votre copie. car, maintenant, toutes les menées de vos ennemis n'aboutissent à rien .../. Je vois que vous avez acheté un Corot : quel luxe. Berthoud à Boudin. J-A notes, ibidem. > Eugène Boudin et les maîtres anciens Mars 1853 - Le maire m'a dit que vous n'étiez presque jamais à Paris. que vous étiez plus souvent à Caen, Rouen et Le Havre.../.Couveley à Boudin, J-A pg. 16-17 Toujours prénommé Émile, Eugène Boudin renouvelle sa carte de copiste au Louvre. Il habite alors 33 rue du Dragon. archives des Musées Nationaux, ibidem. 20 mai : retour définitif de Paris. carnets de comptes d'Eugène Boudin, ibidem. 15 mai 1854 - Décès de son amie Virginie. Cette chère créature qui m'a tant aimé. (journal Louvre, 28 mai 59 - in cat. expo. E.B. 92 - Bio. par L M). Le 18 ,juillet il s'installe à la ferme Saint-Siméon à Honfleur (journal Louvre, ibidem) et paie à Toutain 115 F au cours du 2e semestre. carnets de comptes, ibidem. 1855 - Premier séjour dans le Finistère à Douarnenez, Tréboul et ses environs. L. M. cat. expo. E.B. 92. 15 juin :Je suis enfin affranchi des plus pressants. J'ai bien encore à subir des tourments de toutes sortes mais la nécessité qui rend stupide a disparu. journal Louvre, ibidem. C'est le poète Alphonse Darnault qui l'incite à se rendre dans le Finistère : Je me félicite donc de vous avoir jadis appelé dans le Finistère : ce voyage vous a donné le goût des figures. Darnault à Boudin, 15 décembre 1861. J-A notes in cat. expo. E.B. 92 - Bio. par L. M. 1857 - Première exposition de Boudin ; Concert Musard à Paris. Vente aux enchères au Havre ; 20 des 30 peintures proposées sont vendues. ibidem. 1858 - Septembre - Société des amis des arts au Havre. Boudin expose une série de paysages, dont : Vallée de Rouelles et trois toiles de Bretagne. Reconnaissant en Boudin un peintre d'avenir dont le présent est déjà fort remarqué, le critique havrais Félix Santallier écrit : Ses consciencieuses études enfantent de jour en jour des progrès plus saisissants, dont l'expression suprême est jusqu'ici le tableau intitulé " Ferme bretonne ". C'est de la peinture savante et éminemment perfectible. A cette occasion, Monet expose aussi et pour la première fois ;Une Vue de Rouelles de M. Monet participe des qualités de M. Boudin. Journal du Havre, 9 septembre 1858 in J-S. Klein pg 67 L'année 1859 fut marquée pour lui par la connaissance de deux grandes personnalités : Courbet et Baudelaire. Schanne, le Schaunard de la Vie de Bohème, et Gustave Courbet avaient décidé d'aller au Havre pour voir la mer et botaniser sur la côte. Dans la rue de Paris, le maître avise à l'étalage d'un marchand, de petites marines consciencieuses qui l'intéressent aussitôt; il demande l'adresse du peintre : on l'envoie chez Boudin. Celui-ci, ravi de la rencontre, se fait leur guide, les conduit à Honfleur et les installe à mi-côte à la ferme Saint-Siméon, chez la mère Toutain. Courbet fixa le souvenir de ce séjour dans Le jardin de la Mère Toutain, et ce fut Boudin, paraît-il, qui engagea Courbet à peindre la Manche. On sait que Courbet laissa de ce séjour à Honfleur, entre autres oeuvres : Falaises de Honfleur, Le jardin de la mère Toutain, Coucher de soleil sur la Manche et Vue de l'embouchure la Seine. (Musée des beaux-arts de Lille. > Joconde). J-A pg 28. 15 avril : ouverture du Salon : n° 230, le pardon de Sainte-Anne-la-Palud au fond de la baie de Douarnenez. Adresse : chez MM Deforge et Carpentier 8 Bd Montmartre. livret du Salon. ibidem. 15 janvier 1860 - Conçu le projet de faire avec Cassinelli des marines variées. journal Louvre, ibidem. Quelques rares peintures portent leurs deux signatures. ibidem. Loyer Havre 312, Honfleur 70. in carnets de comptes d'Eugène Boudin. J'habitais mon pavillon « ensorcelé » (de la ruelle) des trente-six-marches (à l'angle de la) rue de l'Homme-de-Bois. Il y « revenait » et pour cela le prix du loyer en était permis à ma pauvre bourse plate. J'ai eu pour visiteurs bien des morts illustres... J'y reçu Courbet et Schaunard de la Vie de Bohème. J'y régalais Baudelaire de la vue de mes ciels au pastel. (Gustave) Mathieu (1808-1877) m'y lut ses symphonies. Troyon y passa bien des heures, Français aussi. (Eugène) Isabey, qui était mon voisin, m'y donna ses encouragements, et le grand Jongkind, un fameux aussi celui-là, y vint bien des fois se griser de la vue de la baie de Seine, de nos intimes causeries et de notre bon cidre normand. Pauvre petit pavillon, j'y ai passé des jours bien peu argentés. (Lettre à M. Soudan de Pierrefitte, 25 octobre 1896.) J-A pg 32. 20 février 1861 - à Paris, 66 rue Pigalle : De nos fenêtres, nous apercevons les moulins à vent qui couronnent la Butte (J-A pg 39). Porte ses essais à Troyon qui me met les notes à leur diapason. lettre à son frère Louis, ibidem. 12 avril : Je vais préparer des tableaux d'après ses bonnes études (Troyon) et il y mettra son fion. N'en dis rien à Cassinelli ni a Couveley car on est que trop porté à calomnier les gens qui se font. Bio. par L. M. in cat. expo. E.B. 92. 14 janvier 1863 : mariage au Havre avec Marie-Anne Guédes, née le 17 avril 1835 à Rusaden, près Hanvec. Avec pour témoins : Louis Boudin, F. Martin et Louis-Alexandre Dubourg (J-A pg. 48). La dot de la mariée est confiée à F. Martin. G J-A notes. J'ai bien peur que nos bons parents trouvent que nous ne sommes pas assez mariés par-devant M. le maire et qu'ils nous tourmentent pour comparaître devant le Curé. Je voudrais bien esquiver cette cérémonie, étant très peu dévot et redoutant ces bans et tout ce qui à l'air d'une cérémonie ./... En notre qualité de vieux pêcheurs, nous avons beaucoup à nous faire pardonner, mais nous avons aussi beaucoup à cacher. 31 décembre 1862. in J-S. Klein pg 58. En février il emménage à Paris, 27 avenue Trudaine. Bio. par L. M. in cat. expo. E.B. 92.
20 mars : mort de Troyon que l'on a conduit à sa dernière demeure sans regrets,. sans émotions. (à F Martin, ibidem). Mai 1866 - On attend le retour de Cadart dans le courant de Juin. Nous comptons lui appliquer quelques petites toiles s'il est satisfait du résultat obtenu à New York. (à Louis, ibidem). 13 juillet : Cadart m'a demandé de lui terminer quelques tableaux .../. Monet est depuis longtemps à Trouville. (à Louis, de Paris, ibidem). Février 1867 - cet affreux cauchemar qui me donne tout éveillé la préoccupation de l'absorption de ce maudit Salon. Depuis un mois et plus que je consacre un temps précieux à ce travail, je me suis fait un mauvais sang impossible à dire. (à son frère Louis, ibidem). 20 mai : j'ai eu les honneurs d'un ballottage pour la Médaille qui m'échappe cette année encore .../. (à Louis, ibidem).
Février 1869 - 31 rue Saint-Lazare. Nous nous rapprochons du centre et surtout du chemin de fer. (à Louis, ibidem). 23 mai : je vais aujourd'hui chez Harpignies un des Habiles qui doit: me donner quelques bonnes notions d'aquarelle. (à F Martin, ibidem). 11 octobre : Nous avons retrouvé ici (à Trouville) Daubigny père et fils. (à F Martin, ibidem). Décembre 1870 - 69 rue Mérode à Saint-Gilles, banlieue de Bruxelles : les Belges sont bonnes gens et très hospitaliers de plus la ville est belle .../. On me demande déjà des vues du canal où il y a des bateaux hollandais très curieux (à Louis). Retrouve le couple Vollon, et Diaz qui loge Hôtel du Lion blanc, rue du Singe, Place de l'Hôtel de Ville. (journal Louvre, ibidem) |
L'ÉCOLE DE HONFLEUR, LE CERCLE ARTISTIQUE DE SAINT-SIMÉON - BIBLIOGRAPHIE
HISTOIRE
ET REPRESENTATION DE LA VILLÉGIATURE EN NORMANDIE
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