GALERIE NATHANAELLE NEFFE ATELIER DE GRAVURE & LITHOGRAPHIE 14600 HONFLEUR France
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HONFLEUR SOUVENIRS ET REVERIES
Charles MOZIN 1806-1862 English, partial contents
Le versant de la modernité, le coté du pré-impressionnisme
" /... il y aura une petite querelle d'antériorité; c'est à qui revendiquera d'avoir été le premier à découvrir Trouville. Alexandre Dumas avoue avec une certaine nuance de regret que trois artistes connaissaient Trouville avant qu'il ne vienne lui-même y séjourner en 1831 et « confessait qu'il n'en était pas l'inventeur » ... et de citer Huet, A. G. Decamps et son élève G. Jadin. A ces noms, il aurait dû ajouter ceux d'Eugène Isabey et de Mozin ; il oublie aussi Corot, dont le Musée d'Orsay nous fournit au moins une preuve Trouville bateaux de pêche échoués dans le chenal qu'il a précédé Dumas sur les lieux .../.
s'il est avéré qu'Eugène Isabey et Paul Huet ont été actifs sur les bords de la Touques dès 1827 et 1828, le découvreur reste Charles Mozin. C'est lui l'inventeur, l'initiateur, le « père fondateur » pourrait-on dire, si la dénomination pouvait convenir à un aussi jeune homme. Car ce maître est un jeune maître lorsqu'il s'intéresse à Trouville pour la première fois. Il est né en 1806; quand il découvre Trouville, il a donc tout juste 19 ans. Comme Isabey, il a travaillé dans l'atelier de Xavier Leprince mais seulement un an . En 1826, comme Eugène Isabey il a déjà vendu son premier tableau à la duchesse de Berry. Vingt années après, Baudelaire évoque la duchesse dans ses chroniques pour le Salon de 1845 où il mentionne : « Ces lithographies que les marchands achètent trois sols et vendent un franc sont les représentants fidèles de cette vie élégante et parfumée de la restauration sur laquelle plane comme un ange protecteur le romantique et blond fantôme de la duchesse de Berry » ./...
Une partie non négligeable de l'oeuvre peint de Charles Mozin est encore, en cette période de Restauration, tournée vers le XVIIIe siècle et l'âge classique. C'est particulièrement sensible dans des oeuvres telles que « Marais de Deauville avec la Touques » et « Le quai » ou « Entrée de la Touques ». Ces tableaux situent Mozin du côté d'une esthétique encore classicisante alors que Paul Huet, Isabey à un moindre titre, Cals, Hervier et Louis Dubourg sont déjà de l'autre côté, celui qu'on serait tenté d'appeler avec Baudelaire le versant de la modernité et qu'il est désormais convenu de désigner comme le côté du pré-impressionnisme puisque l'histoire de la peinture au XIXe siècle ne s'ordonne que par rapport au référentiel impressionniste.
Dans beaucoup de ses oeuvres Mozin est dans la tradition des marinistes classiques et de leur perfection vernissée, des Hollandais comme les Van de Velde, de Claude Le Lorrain, dans celle d'Ozanne encore si proche (n'aura-t-il pas comme celui-ci le propos de peindre les grands ports de France) puis plus proche encore dans celle de Joseph Vernet et de Lacroix de Marseille : eaux calmes, reflets soignés, vaisseaux de haut bord encalminés ou à l'échouage. Il y a bien là une forme d'expression artistique résolument centrée sur le sujet et la reproduction fidèle de celui-ci, Charles Mozin est un remarquable dessinateur, une peinture à bien des égards historicisante qui privilégie le document, avec une grande précision et un souci scrupuleux du détail particulièrement dans la représentation des navires, de leur gréement complexe, une esthétique qui correspond bien à la culture de l'ordre classique : « jardin de formes rythmiques et sûres...» /..." Yves Bayard LES PEINTRES DE TROUVILLE 1820 - 1940 ou la trilogie de la villégiature - in Trouville Pierre Mardaga éditeur Bruxelles.
Le Musée Eugène Boudin à Honfleur conserve de Charles Mozin : " Marine au large de la Côte de Grâce " (Ill) parmi 12 oeuvres de l'artiste.
La Villa Montebello musée de peinture de Trouville sur mer conserve 14 dessins et 15 peintures de Charles Mozin dont : " la traversée du gué " et " l'Invincible gagnant le port " 1855.
1827 Eugène Isabey se lie avec Paul Huet, ils sont ensemble à Trouville qu'ils découvrent un ou deux ans après Mozin Il envoie au Salon des vues de Trouville qu'il contribue à faire connaître en même temps que Charles Mozin et Paul Huet. Un des tableaux exposés appartient à la duchesse de Berry. 1828 Paul Huet peint avec Eugène Isabey, rencontre Charles Mozin et W. Wyld élève de Bonington. 1832 Paul Huet est à Trouville et retrouve Théodore Rousseau à Honfleur. William Turner voyage en Normandie et passe à Honfleur. Parmi ses aquarelles une vue plongeante, imaginaire? prise au-dessus du port de Honfleur. 1833 Eugène Isabey peint à Trouville. Dix ans plus tard il fera la connaissance de Boudin à Honfleur. D'après Yves Bayard. Ibid.
Bientôt les peintres au delà de la reproduction des scènes locales ne retiendront que la restitution de la lumière propre à l'estuaire de Seine. Pierre Bonnard peintre du sud vient, à partir de 1934, lui même attiré par la lumière du Nord.
Nicolas Marie Ozanne (1728-1811) graveur dessinateur et ingénieur né à Brest .../. il vint à Paris pour collaborer au dessin des fêtes données à l'occasion de la visite du port du Havre par Louis XV en 1749 .../. Son frère Pierre (1737-1811) lui succéda comme dessinateur de la marine. EB/G. > Les illustrations de marine au XVIIIe siècle : la vocation de la famille Ozanne Charles F. de Lacroix (1720-1782) ou Delacroix ; dit Charles François Lacroix de Marseille ou de Della Croce > Vues de ports de mer Utah Museum of Fine Arts |
L'ÉCOLE DE HONFLEUR, LE CERCLE ARTISTIQUE DE SAINT-SIMÉON - BIBLIOGRAPHIE
HISTOIRE
ET REPRESENTATION DE LA VILLÉGIATURE EN NORMANDIE
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