GALERIE NATHANAELLE NEFFE ATELIER DE GRAVURE & LITHOGRAPHIE 14600 HONFLEUR France
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HONFLEUR SOUVENIRS ET REVERIES
Adolphe-Félix CALS PARIS 1810 - HONFLEUR 1880 English, partial contents
« Hélas, mon ami, je comprends de moins en moins où vous voulez aller. Vos paysages, voyez-vous, eh bien, pardonnez-moi de vous parler aussi brutalement... mais c'est aussi mauvais que ce que fait ce - comment l'appelez-vous ? - ce Corot ; oui, c'est cela, Corot. Vous me rappelez cela... Voilà où vous en êtes, mon pauvre Cals ! Je vous le dis comme je le pense. » Léon Cogniet à son élève Cals - Arsène Alexandre. L'apprentissage chez le graveur Anselin à Paris lui profite plus que le passage dans l'atelier de Léon Cogniet. Il fit très tôt de la peinture une pratique du bonheur - ainsi le voyait son biographe Arsène Alexandre - .../. Il peignait parfois avec Daubigny autour de Paris et partageait avec lui la même attirance pour les tons rompus et voilés. Ses débuts furent aussi ceux d'un sage portraitiste exposant régulièrement depuis 1835 portraits et paysages au Salon annuel .../. Il osera cependant en 1863 le Salon des Refusés et se retrouvera aux côtés des intransigeants pour l'exposition de 1879 avec Degas, Forain, Monet, Pissarro, Zandomeneghi... /. il fut sorti par le père Martin, .../. et par le Comte Doria .../. Commence alors selon son biographe Arsène Alexandre la seconde période de sa vie. Sa manière, moins brune, est toute aussi profonde et fouillée. Les tonalités plus grises établissent le lien avec deux peintres qu'il admirait profondément, Corot et Jongkind. On trouve à cette époque beaucoup de figures absorbées dans des taches quotidiennes, dans la grande tradition de Rembrandt et de Chardin. .../. Alain Tapié. Docteur en histoire de l'art. Conservateur en chef du musée des Beaux-Arts de Caen. in Peindre en Normandie XIXe et XXe siècles, p 36 et 39. Imprimerie Nationale éditions. sept. 2001. À partir de 1871 Cals partagea sa vie entre Paris et Honfleur. Son amitié avec Jongkind, puis, lorsqu'il s'installe à Honfleur en 1873, ses relations avec les peintres de la Ferme Saint-Siméon, le placent dans les précurseurs de l'impressionnisme, avec des oeuvres comme soleil couchant à Honfleur en 1873, ou le déjeuner à Honfleur de 1875 - Musée d'Orsay à Paris - ./... Il prit part aux expositions des Impressionnistes, dès la première en 1874 - à l'invitation de Claude Monet - puis en 1876, 1877, 1879 et 1881.../. E.B./G. Cals se retrouve désormais seul avec sa fille à Honfleur pour y vivre des jours heureux. Sa manière est toujours entachée de ce gris qui fera dire à Victor Jannesson dans un ouvrage sur Cals daté de 1913 : « Pour notre part, nous préférerions encore un léger excès de cette couleur qui est celle des temps couverts, à la profusion de violet dont certains peintres inondent aujourd'hui leurs tableaux, sous prétexte qu'on en voit partout dans la nature - eux, mais pas nous - et que cette teinte, disent-ils, est favorable à la perspective .». Selon l'analyse d'Arsène Alexandre, les années 70 jusqu'à la mort de l'artiste en 1880 engendrent une troisième manière, « la plus large de toutes, la plus puissante, et la plus vraiment humaine » A. Alexandre p 170 .../. Il se concentre sur la mer, le port, les métiers de la marine, motifs sévères et graves encore. Les personnages sont enfouis en eux-mêmes et eux-mêmes enfouis dans la peinture.../. Alain Tapié Ibid. p 39.
« Que depuis plus de vingt cinq ans la meilleure critique proclame que Adolphe Félix Cals est le véritable inventeur de l'impressionnisme ne change rien à son déficit de notoriété. Le terme a peu de sens en l'histoire de l'art, cependant Cals a bien empiriquement mis au point cette touche courte, régulière et surtout transparente qui restitue les vibrations de la lumière gris-bleu et donne ce sentiment d'espace et de liberté .../. De la génération à laquelle il est associé, Cals est le plus âgé. Il est né en 1810. C'est pourquoi, dans sa quête solitaire, modeste et inventive des impressions méditatives, si proche de Monet des années 80 entre Etretat et Giverny, il constitue le chaînon méconnu entre Corot et le plein impressionnisme éclatant. .../. Comme Courbet, Huet, Corot, Monet, Cals, appartient bien à ce courant de la peinture qui cherche à transcrire cette physique des éléments, si manifeste en Normandie, aussi primordiale que la captation de la lumière .» Alain Tapié .Ibid. p 36 et 39.
Le musée d'Orsay conserve entre autres oeuvres de Cals ; Le déjeuner à Honfleur - Cote de Grâce -. Soleil couchant à Honfleur. Honfleur, effileuses d'étoupe. Femme et enfant dans un verger - ferme Saint-Siméon ?- Images et notices Joconde. Le Minneapolis Institute of Arts conserve ; Nature morte au concombre et au pichet, 1847. Le Cleveland Museum of Art ; Nature morte aux légumes, perdrix et à l'aiguière, 1858. Le Bowes Museum ; conserve parmi plusieurs oeuvres de l'artiste une ébauche ; La Seine à Saint-Ouen.
Léon COGNIET (1794-1880). Peintre d'histoire et de portrait. Élève de Guérin (1774-1833). Prix de Rome en 1794. Son influence a été assez considérable sur la génération de peintres qui l'a suivi. E.B./G Corot .../. bête noire du jury académique .../. devait, pour se faire admettre au Salon, enfermer son exquise fantaisie, sa poétique conception du paysage dans les formules poncives des Bertin des Bénouville... et il n'y parvenait pas. " Faire aussi mauvais que Corot ", c'était se priver de la protection du maître, c'était renoncer à tout appui officiel .../. Ibid. " Un très beau portrait de femme, dans le Salon carré. M. Léon Cogniet est un artiste d'un rang très élevé dans les régions moyennes du goût et de l'esprit. - S'il ne se hausse pas jusqu'au génie, il a un de ces talents complets dans leur modération qui défient la critique. M. Cogniet ignore les caprices hardis de la fantaisie et le parti pris des absolutistes. Fondre, mêler, réunir tout en choisissant, a toujours été son rôle et son but; il l'a parfaitement bien atteint. Tout dans cet excellent portrait, les chairs, les ajustements, le fond, est traité avec le même bonheur. " Baudelaire in Curiosités Esthétiques Salon de 1845. Portraits. > Images et notices Joconde. Léon Cogniet était un des organisateurs du musée classique du bazar Bonne-Nouvelle « tous les mille ans » - « Tous les mille ans, il paraît une spirituelle idée. Estimons-nous donc heureux d'avoir eu l'année 1846 dans le lot de notre existence .../. » Baudelaire in Curiosités Esthétiques - II. Le musée classique du bazar Bonne-Nouvelle. Curiosités esthétiques [Document électronique] ; L'art romantique : et autres oeuvres critiques / Baudelaire ; [textes établis par Henri Lemaître,...] Bibliothèque Nationale de France.
Jean Louis ANSELIN (1754-1823). Graveur au burin. Entré à l'école des élèves protégés de l'Académie le 28 septembre 1778. EB/G. Arsène Alexandre ; A.-F. Cals ou Le bonheur de peindre. Georges Petit. Paris. 1900. Victor Jannesson ; Le peintre A. F. Cals et son élève J. A. E. Bataille - (1818-?) -, Maurice Bourges imprimeur, Limoges, 1913. |
L'ÉCOLE DE HONFLEUR, LE CERCLE ARTISTIQUE DE SAINT-SIMÉON - BIBLIOGRAPHIE
HISTOIRE
ET REPRESENTATION DE LA VILLÉGIATURE EN NORMANDIE
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