GALERIE NATHANAELLE NEFFE ATELIER DE GRAVURE & LITHOGRAPHIE 14600 HONFLEUR France
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HONFLEUR SOUVENIRS ET REVERIES
Eugène BOUDIN - 1874 - L'EXPOSITION AUX CÔTÉS DES IMPRESSIONNISTES
Dans les catégories simplificatrices de l'Histoire de la peinture au XIXe siècle, il est convenu de classer Boudin parmi les « pré » impressionnistes ; certes, son travail des années 1855-1865 est contemporain de celui de Jongkind, de Daubigny. mais on oublie que Boudin, premier maître et ami de Monet, a exposé avec les impressionnistes, lors de leur première et fameuse exposition chez Nadar en 1874, ce qui ne l'empêcha pas d'exposer en même temps au Salon officiel. Dans les deux lieux, ce sont les sujets bretons qu'il choisit, deux paysages de Portrieux ici et chez Nadar, outre plusieurs études au pastel et à l'aquarelle (pas moins de dix cadres sous trois numéros du catalogue, dont nous ne connaissons pas les sujets), trois paysages. Le Toulinguet, côtes de Camaret et deux Rivages de Portrieux ; impossible de repérer les toiles avec précision, tant la moisson bretonne de l'année 1873 est riche, mais l'on peut en juger d'après toutes les oeuvres de ces années. Impressionniste, Boudin l'est par son travail en plein air, son attention quasi exclusive à la lumière, sa préoccupation atmosphérique ; dès 1867, n'écrit-il pas, « c'est moins ce monde que l'élément qui l'enveloppe que nous reproduisons... (lettre à F Martin 28 août 1867 in J. Aubry p.65) » Impressionniste, par la liberté de la facture que cet objectif suscite, par l'utilisation du mélange optique ; mais la gamme colorée cultive surtout les tonalités discrètes et joue peu des contrastes simultanés. Boudin rejoint Monet dans le choix d'une démarche sérielle que l'on peut suivre en particulier dans les sujets de Portrieux et de Camaret, où il reprend, pendant la même saison ou lors de campagnes successives, les mêmes paysages, pris des mêmes angles de vue. Jusqu'à son goût pour le sujet des foules animées, en Bretagne sorties de messe, foires et marchés, qui le rattache aux préoccupations contemporaines des impressionnistes (mais chez lui, pas de souci de modernité, en Bretagne ses foules sont rurales et ancrées dans une province réputée traditionnelle, la modernité, il la cultive plus volontiers en Normandie, dans ses thèmes de plage). Boudin n'expose qu'une seule fois avec les impressionnistes, sans doute son tempérament paisible l'a-t-il tenu écarté de ces manifestations dont les échos lui paraissent trop bruyants ; il s'est contenté de suivre de loin l'évolution de Monet, « il enfonce et vieillit tout ce qui l'entoure (lettre à F. Martin 19 juin 1886 in J. Aubry p.107) », dira-t-il en 1886 ; cependant ses recherches restent fidèles aux objectifs initiaux des impressionnistes et Paul Durand-Ruel l'associe de fait au groupe, en inaugurant avec lui la série des grandes expositions personnelles qu'il organise à Paris dans les années 1880. " Denise Delouche in catalogue de l'exposition EUGENE BOUDIN Honfleur Greniers à sel Musée Eugène Boudin 11avril~12juillet 1992 Coédition et diffusion par l'association "Eugène Boudin-Honfleur 92" et les éditions Anthèse - 2e trimestre 1992. |
L'ÉCOLE DE HONFLEUR, LE CERCLE ARTISTIQUE DE SAINT-SIMÉON - BIBLIOGRAPHIE
HISTOIRE
ET REPRESENTATION DE LA VILLÉGIATURE EN NORMANDIE
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