GALERIE NATHANAELLE NEFFE ATELIER DE GRAVURE & LITHOGRAPHIE 14600 HONFLEUR France
|
HONFLEUR SOUVENIRS ET REVERIES - BONINGTON LA NORMANDIE
Richard Parkes BONINGTON 1801/02-1828 École Anglaise. Aquarelliste peintre et lithographe.
Élève de son père Richard Bonington – qui fut un temps auteur de portraits et d'aquarelles topographiques, exécutées à Sheffield et à Nottingham où il enseignait le dessin vers 1808/1815 –. Élève des Beaux-arts à Paris dans l'atelier de Gros de 1819/20 à 1822 avec Paul Huet. Par l'importance donnée à la lumière, au ciel, dans leur vérité, il contribua à préparer la voie, par-delà Corot, aux immédiats précurseurs de l'impressionnisme : Boudin, Jongkind, tenant sa partie non négligeable d'annonciateur de la fin du Romantisme et de l'avènement d'une peinture nouvelle, au côté de Delacroix .../. E.B./G. Il rencontre Eugène Delacroix en 1825 et partage pendant quelques mois un atelier avec le maître. Bonington anime plus que tout autre le mouvement qui va du réalisme minutieux rencontré dans les " Voyages pittoresques " à l'imagination du sujet .../. A. Tapié pg XVI. > le Paysage Richard-Parkes Bonington a été connu et reconnu en France, son colorisme et sa lumière ont contribué à changer le cours de l’art. Il naquit à Arnold près de Nottingham mais sa famille s’installa, en 1817, à Saint-Pierre-les-Calais. Son père, dessinateur et portraitiste , envisageait de vivre de sa peinture ; Il fut sensible aux marques de talent que montrait déjà son fils, il lui fit donner quelques leçons - en 1817 - par Louis François Thomas Francia, récemment revenu d’Angleterre où il avait été frappé par l’art du paysage chez Gainsborough et chez Girtin. Bonington eut tôt fait d’apprendre de lui les techniques de l’aquarelle ; on remarque depuis son adolescence la maîtrise tranquille de ces franches vues de face des paysages marins de l’école néerlandaise. A dix-huit ans, il entre à l’École des Beaux-Arts et devient l’un des élèves du baron Gros : c’est à dire qu’il trouve ce qui en France va vers le romantisme comme on le concevait alors : c’est sans doute chez Gros qu’il subit la contagion du médiévalisme qui en est caractéristique. Bonington part dans de multiples directions à la fois, dont celle du paysage et de la marine - les voyages, l’observation de la peinture sur le motif suivant l’étude au Louvre du paysage néerlandais qui à commencé en 1818 lorsque la famille s’est établie à Paris. Le motif de la côte l’inspirait plus personnellement que celui de la mer et le tableau à l’huile du Louvre, la Vue des côtes normandes de 1823 en est le témoin. Ce n’est certes qu’une ébauche à la Constable et le ciel pluvieux, cette fois, avec ces corps lumineux de nuages tourbillonnant dans un ciel incertains, n’est encore que de la peinture. Frottis de bleu mat, empâtement blanchâtre passé au couteau à la palette, c’est la mince et lointaine mer sous la hauteur disproportionnée, énorme du ciel ; le rapport quantitatif entre ciel et autres éléments, terre ou eau, est à peu près le même que dans la Côte Adriatique, et le rapport tonal entre ce grand ciel mauve déchiré de sombres et cruel nuages et la mer glauque, qu’ils assombrissent, est exquis. S’il a joué parfois imprudemment de l’aquarelle gouachée, il sait aussi retrouver toute sa légèreté, une gaîté presque féminine de ton, dans certaines aquarelles. Sans alourdir, il sait donner à sa représentation d’un bel espace, d’un paysage, une rigueur précise de rendu architectural qui, d’une manière surprenante, au lieu de retourner à la sécheresse de la Cathédrale de Durham de Girtin, continue à baigner dans une impalpable atmosphère. Delacroix, dont il fut l’ami, parle de « sa main si habile qu’elle devançait sa pensée », de cette légèreté de l’exécution qui, particulièrement dans l’aquarelle, fait de ses ouvrages des espèces de diamants dont l’oeil est flatté et ravi, indépendamment de tout sujet et de toute imitation.
|
|
“ Vue des côtes normandes, 1823 ” Musée du Louvre
La National Gallery à Edinburgh conserve de Bonington : “ Les salines près de Trouville ” vers 1828 |
|
> Barque avec cinq marins sur une mer un peu agitée. Le retour de la pêche. Marine. Départements des Arts graphiques du Musée du Louvre. > Une scène sur la côte française. Environs de Saint-Omer. La Tour du Marché à Bergues près de Dunkerque, gravure de Cooke d'après Bonington.. Tate. > Rouen, vers 1825 aquarelle gouache et gomme. Sur la Seine près de Mantes. Collection Wallace. > Environs de Rouen vers 1825. Met. Au large des côtes françaises. NGA. Rue du Gros-Horloge, Rouen, 1824. Tour du Gros-Horloge, Evreux, 1824 lithographies, Voyages Pittoresques du baron Taylor. Fine Arts Museums of San Francisco. et à la manière de Bonington ; Paysage de Normandie. Sur la côte française. Un intérieur vers 1834 par John Frederick Lewis (1805-1876) ; gouache et gomme sur papier - ou technique d'aquarelle sèche, mise au point par R. P. Bonington, mélange de couleurs et de verni qui, en donnant du corps, rivalise les effets de la peinture à l'huile. Dans cette oeuvre J. F. Lewis représente une scène vénitienne peinte par R. P. Bonington - Tate. |
L'ÉCOLE DE HONFLEUR, LE CERCLE ARTISTIQUE DE SAINT-SIMÉON - BIBLIOGRAPHIE
HISTOIRE
ET REPRESENTATION DE LA VILLÉGIATURE EN NORMANDIE - SOMMAIRE